samedi 1 juin 2013

L'infini plus un


Je suis nuageux je suis respire je suis émancipé je suis jaloux je suis mauvais je suis jaloux je suis trouble et je suis mort, mort tué coupé mâché troué pilé gardé perdu au fond d'une cave amorphe d'une terre creusée d'une marre de tout ce que j'ai déjà été. J'suis doux l'été j'suis fatigué comme l'automne, le blé qui pousse l'horizon longue sua 138, l'île qui bouge qui dérive qui tire les hommes jusqu'aux rivages qui brise les chaînes de l'ancrage. Des maisons suspendues sur les nuages de la ville, des provinces mariées qui s'oublient en dansant très tard. Tout le monde a besoin d'un quelqu'un pour calmer son monde son son sont pas gênés les marmots sont soûls morts sont glés ben raide sont capotés dans tête c'est l'école qui les écorche qui les étire qui leur casse les côtes et les poumons avec des formules de cancer multipliées. Pris dans un arbre avec les coeurs-volants, y'a des fous qui me cherchent et qui se trouvent. Pognés au premier village entre les deux puits et la cabane du forgeron, on s'imagine une vie d'anciennes affaires et d'heures incalculables, des lieues à la place des kilomètres et des yeux perçants calqués en plein dans le coeur comme un poignard comme une lame de mille centimètres qui saignent dans l'aqueduc de mes veines. Le crayon sèche pu d'encre juste de la poudre fait longtemps qu'on a pas écrit ça fait un bail ça a séché ça a froissé les papiers au fond du tiroir sous les manteaux. Alors on crie et on submerge nos envies de tout dépêtrer.
Déraciné. Les hanches dans l'écorce. Les coudes au sol on rampe on se tiraille on s'éparpille.
Loin longtemps toujours à jamais infini plus un. Toute mais pas icitte.
Chez vous en toi dans ton toi-même chaud doux ambré comme la brunante comme la gorge d'un étourneau. Les oiseaux fous.
Tu m'travailles. Le sais-tu? Je plie comme une branche sous le poids de ta douceur.

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